Une traduction assermentée n’est pas une traduction de meilleure qualité — c’est une traduction qui engage la responsabilité de son auteur
C’est la seule différence qui compte devant une administration, et elle explique tout le reste : le cachet, le prix, le délai.
Ce qui distingue une traduction assermentée
Un traducteur assermenté est inscrit auprès d’une juridiction — une cour d’appel — qui l’a habilité à certifier ses traductions. Sa signature et son cachet transforment un texte en pièce recevable devant une administration, une ambassade ou un tribunal.
Concrètement, il appose sur chaque page une mention de certification conforme, son cachet et sa signature. Il reproduit fidèlement l’intégralité du document, y compris les mentions marginales, les tampons, les ratures et les annotations manuscrites — un traducteur assermenté ne « nettoie » pas un document.
La qualité linguistique n’est pas ce qui est certifié. Ce que le cachet atteste, c’est la conformité de la traduction à l’original et l’identité du professionnel qui en répond. C’est pourquoi une traduction excellente réalisée par un traducteur non assermenté sera refusée, et pourquoi le prix ne reflète pas seulement le travail linguistique.
Les exigences varient selon le pays
C’est la source de confusion la plus fréquente, et elle coûte cher : un dossier refusé fait perdre des semaines. Le régime applicable dépend du pays où le document est produit et du pays qui le réclame.
| Pays | Autorité d’assermentation | Étape supplémentaire fréquente |
|---|---|---|
| Mali | Cour d’appel de Bamako | Légalisation au ministère des Affaires étrangères |
| Sénégal | Cour d’appel de Dakar, ASTRA | Légalisation MAE, ou apostille selon la destination |
| Côte d’Ivoire | Cour d’appel d’Abidjan | Légalisation, puis visa consulaire selon le pays |
| Cameroun | Cour d’appel du Littoral | Légalisation, procédure variable selon la région |
| Niger | Cour d’appel de Niamey | Légalisation au MAE |
Vérifiez toujours l’exigence exacte auprès de l’organisme destinataire avant de commander. Une ambassade peut accepter la traduction assermentée seule ; une autre exigera en plus une légalisation, voire une double légalisation consulaire.
Nos implantations et leurs tarifs
Bamacours dispose de traducteurs assermentés dans quatre pays. Les tarifs diffèrent d’un pays à l’autre : ils suivent la structure de coûts locale, pas une grille uniforme.
Mali — Bamako
Tarif de base 10 000 FCFA la page. Spécialité langues nationales : bambara, soninké, peul.
Sénégal — Dakar
Tarif de base 12 000 FCFA la page. Huit combinaisons linguistiques, légalisation MAE gérée.
Côte d’Ivoire — Abidjan
Tarif de base 12 000 FCFA la page. Forfait pack diplôme pour les dossiers d’études.
Le détail complet figure sur les grilles par pays : Bamako, Dakar et Abidjan.
Les documents que nous traitons le plus souvent
Trois familles couvrent l’essentiel des demandes reçues.
État civil
Actes de naissance, de mariage, de décès, certificats de célibat, casiers judiciaires. Une page dans la quasi-totalité des cas.
Académique
Diplômes, relevés de notes, attestations de réussite, équivalences. Comptez trois à cinq pages pour un dossier complet.
Professionnel et juridique
Contrats, statuts de société, jugements, procurations, attestations de travail. Devisés au cas par cas.
Pour les documents à forte densité terminologique, voir notre page dédiée à la traduction technique et juridique.
Questions fréquentes sur la traduction assermentée
Une traduction assermentée faite au Mali est-elle valable au Sénégal ?
Pas automatiquement. Chaque pays reconnaît les traducteurs inscrits auprès de ses propres juridictions. Une traduction assermentée à Bamako destinée à une administration sénégalaise devra généralement être légalisée, et parfois refaite localement. Indiquez-nous dès le départ le pays destinataire : cela détermine où la traduction doit être produite.
Quelle différence entre traduction assermentée, certifiée et agréée ?
Les trois termes désignent en pratique la même chose en Afrique de l’Ouest francophone : une traduction dont l’auteur est habilité par une juridiction et engage sa responsabilité. « Agréé » est plus courant au Sénégal et en Côte d’Ivoire, « assermenté » au Mali. Ce qui compte n’est pas le mot mais l’inscription réelle du traducteur auprès de la cour d’appel.
Faut-il l’original du document ?
Un scan lisible suffit pour lancer la traduction. L’original devient nécessaire dès qu’une légalisation est demandée, car l’administration le réclame physiquement. Un scan flou, tronqué ou pris en biais est renvoyé pour correction et retarde d’autant le délai.
Combien de temps la traduction reste-t-elle valable ?
La traduction elle-même n’expire pas. Ce sont les administrations qui imposent parfois une fraîcheur — certaines ambassades refusent une traduction de plus de trois ou six mois, non parce qu’elle serait périmée, mais parce qu’elles veulent un document récent. Vérifiez cette exigence avant de commander.
Traduisez-vous vers les langues africaines ?
Oui, et c’est une de nos spécialités. Bambara, wolof, peul et soninké sont traités par des traducteurs natifs formés à la transcription officielle. Voir notre page traduction en langues africaines.
Que se passe-t-il si l’administration refuse ma traduction ?
Nous reprenons le dossier sans frais si le refus tient à notre travail — erreur de transcription, mention omise, cachet manquant. Si le refus tient à une exigence que l’administration n’avait pas annoncée, nous adaptons le document au tarif de la prestation complémentaire, sans refacturer la traduction initiale.
Faire traduire un document officiel
Envoyez le document et indiquez le pays destinataire : ces deux informations suffisent pour un devis ferme.
Vous envoyez un scan lisible et nous dites à quelle administration le document est destiné.
Nous confirmons le pays d’assermentation requis, le nombre de pages, le prix et le délai.
Vous validez, et la traduction démarre avec le circuit de légalisation si nécessaire.
