Sénégal · Cadre réglementaire

Au Sénégal, le contenu local minier a son comité, sa plateforme et son fonds.

Le dispositif sénégalais est le plus outillé de la région : une loi dédiée, trois décrets d’application, un comité national de suivi doté d’un secrétariat technique pour les mines, une plateforme de mise en relation et un fonds d’appui. L’objectif affiché est de porter le contenu local à 50 % d’ici 2030.

Bureau de Dakar · Formations sur votre site ou en inter-entreprises · Réponse sous 5 jours ouvrés

Vue aérienne d'une carrière et de ses installations de traitement

En bref

Au Sénégal, la loi n°2022-17 du 23 mai 2022 organise le contenu local autour d’un comité national de suivi, d’une plateforme de fournisseurs et d’un fonds d’appui. Chaque exploitant soumet un plan de contenu local qui comprend un volet formation.

  • Objectif national : 50 % de contenu local en 2030, contre 30 % en 2022.
  • En cas d’infraction, un fournisseur peut être exclu de la plateforme et des marchés.
  • Bamacours intervient depuis Dakar, du bassin de Kédougou à la Grande Côte et aux carrières de Thiès, avec le programme de développement des fournisseurs.
Ils nous font confiance
Glencore, client de Bamacours Mastercard Foundation, client de Bamacours DKT International, client de Bamacours Delivery Associates et Fondation Gates, clients de Bamacours Wildfowl and Wetlands Trust, client de Bamacours BNDE Sénégal, client de Bamacours Danish Refugee Council, client de Bamacours SEA-Invest, client de Bamacours Teyliom, client de Bamacours Vision Plus Voyages, partenaire de Bamacours M-Travel, partenaire de Bamacours

Ce que la loi impose

Le cadre applicable au Sénégal repose sur Loi n°2022-17 du 23 mai 2022 relative au contenu local dans le secteur minier et ses textes d’application. Voici les dispositions qui vous concernent directement.

DispositionCe qu’elle impose
Loi n°2022-17 du 23 mai 2022Texte-cadre du contenu local dans le secteur minier. Elle impose à l’opérateur un plan de contenu local incluant un volet formation, soumis au comité national de suivi.
Article 7 de la loiPrévoit, pour les sous-traitants et fournisseurs en infraction, l’exclusion de la plateforme et l’interdiction de conclure des marchés.
Décret n°2023-979 du 4 mai 2023Organise la fourniture locale et fixe la liste des biens et services concernés.
Décret n°2023-990Institue le Comité national de suivi du contenu local et son secrétariat technique.
Décret n°2023-991Institue le Fonds d’appui au développement du contenu local, dont la mission inclut le renforcement des capacités techniques et financières des entreprises locales.
Remplacement des expatriésLa loi impose l’acquisition progressive des qualifications permettant de remplacer les employés non nationaux, ce qui suppose un plan de formation documenté.

Le plan de contenu local se dépose, il ne se raconte pas. Il est soumis au Comité national de suivi, avec son volet formation. Un opérateur qui ne peut pas produire d’indicateurs de progression de ses fournisseurs remplit une case, il ne remplit pas une obligation.

Le dispositif institutionnel

Savoir à qui l’on rend compte et où passent les consultations vaut souvent mieux que de connaître le texte par cœur.

RepèreÉlément
Texte de référenceLoi n°2022-17 du 23 mai 2022 et décrets n°2023-979, 2023-990 et 2023-991
Autorité de suiviComité national de suivi du contenu local et son secrétariat technique chargé des mines, Ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines
Plateformecnsclmines.sn, mise en relation et publication des appels d’offres du secteur, ouverte aux entreprises de droit sénégalais et étrangères
Fonds dédiéFonds d’appui au développement du contenu local, décret n°2023-991
Objectif national50 % de contenu local en 2030, inscrit dans la Vision Sénégal 2050
Sanction pour un fournisseur fautifExclusion de la plateforme et interdiction de conclure des marchés

Ce que le marché sénégalais représente déjà

Les montants en jeu sont considérables. Sabodala Gold Operations, filiale d’Endeavour Mining, a présenté à Dakar le 29 juin 2026 un rapport d’impact chiffrant à 1 500 milliards de FCFA les retombées de ses cinq dernières années, dont 950 milliards de commandes passées auprès de plus de 600 entreprises sénégalaises, pour 1 297 emplois directs en 2025 dont 95 % de Sénégalais.

Selon l’ITIE Sénégal, la part des fournisseurs locaux est passée de 24 % en 2021 à 30 % en 2022, avec de l’ordre de 1 110 milliards de FCFA captés par les fournisseurs locaux en 2024 sur plus de 2 135 milliards de transactions. L’écart entre le niveau atteint et l’objectif de 50 % représente à lui seul plusieurs centaines de milliards de FCFA.

Le diagnostic officiel sur les causes est constant : faible structuration, informalité et déficit de compétences limitent l’accès des entreprises sénégalaises aux marchés miniers, malgré un cadre juridique solide.

Le cadre est en place, les budgets aussi, et le facteur limitant est la capacité des entreprises à s’y conformer. C’est ce que le diagnostic national dit lui-même : ni le droit ni l’argent ne manquent, la structuration si.

Ce que cela implique concrètement

Ce parcours est fait pour vous si

  • Vous êtes inscrit sur la plateforme du CNSCL et vous ne convertissez pas les consultations en contrats
  • Vous êtes une PME sénégalaise positionnée sur la liste des biens et services du décret 2023-979
  • Vous pilotez le contenu local d’un opérateur et devez déposer un plan avec son volet formation
  • Vous devez documenter le remplacement progressif de vos employés non nationaux
  • Vous êtes une organisation professionnelle qui veut un programme collectif pour ses adhérents

Il ne l’est pas si

  • Vous cherchez un accompagnement pour votre inscription administrative sur la plateforme
  • Vous cherchez une formation aux métiers techniques de la mine
  • Vous attendez une certification internationale reconnue
  • Vous visez le secteur des hydrocarbures, régi par un dispositif distinct

Comment Bamacours y répond

Notre bureau de Dakar couvre le bassin de Kédougou, la Grande Côte et les interlocuteurs institutionnels du contenu local sénégalais. Nos trois programmes couvrent le volet formation d’un plan de contenu local, du diagnostic initial jusqu’aux indicateurs à présenter au Comité national de suivi.

Ce qu’un plan de contenu local doit pouvoir montrer

Le volet formation d’un plan de contenu local se juge sur ce qu’il produit, pas sur ce qu’il annonce. Cinq éléments le rendent défendable : la liste des entreprises retenues et les critères de sélection, leur diagnostic initial, le contenu délivré, la progression mesurée sur la même grille avant et après, et le nombre d’entreprises devenues éligibles à la préqualification.

C’est la sortie de notre programme de développement de fournisseurs, conçue pour être reprise telle quelle dans un rapport au Comité national de suivi.

Où nous intervenons

Notre bureau de Dakar couvre le bassin de Kédougou, la Grande Côte et les carrières de Thiès. Les formations se donnent dans vos locaux, sur le site minier, ou en inter-entreprises à Dakar.

BamakoSiège, Mali

Base des deux formateurs. Départ vers les bassins de Kayes, Kéniéba et Sikasso, et vers le Burkina Faso et la Guinée.

+223 85 03 85 03
DakarBureau, Sénégal

Couverture du bassin de Kédougou, de la Grande Côte et des interlocuteurs institutionnels du contenu local sénégalais.

+221 78 597 14 15
AbidjanBureau, Côte d’Ivoire

Couverture des sites du centre et de l’ouest ivoirien, et des interlocuteurs du contenu local minier à Abidjan.

+225 07 20 71 97 06

Les bassins miniers couverts par nos programmes

Nos formateurs se déplacent depuis Bamako, Dakar et Abidjan. Les contenus sont adaptés au cadre réglementaire du pays concerné et aux exigences du donneur d’ordre visé.

Mali
  • Kayes et Kéniéba
  • Sikasso et Syama
  • Bougouni et Goulamina
  • Secrétariat permanent du contenu local, Bamako
Burkina Faso
  • Sahel et Essakane
  • Houndé et Mana
  • Bomboré et Boungou
  • Alliance des fournisseurs, Ouagadougou
Guinée
  • Boké et la bauxite
  • Siguiri et l’or
  • Beyla, Kérouané et Simandou
  • Chambre des Mines, Conakry
Côte d’Ivoire
  • Ity et l’ouest
  • Lafigué et le centre
  • Bonikro, Séguéla, Tongon
  • Direction du contenu local, Abidjan
Sénégal
  • Kédougou et l’est
  • Grande Côte et le zircon
  • Thiès et les carrières
  • CNSCL Mines, Dakar

Notre référence dans le secteur minier

Notre référence : Kamoto Copper Company, groupe Glencore

Bamacours a conçu et livré un programme exécutif de sept jours sur le développement des PME fournisseurs à une cadre de Kamoto Copper Company, filiale du groupe Glencore. Le programme couvrait le diagnostic des fournisseurs, l’éligibilité, la conformité, le HSEC, la réponse aux appels d’offres et les indicateurs de performance. Le cadre sénégalais fait partie des cinq corpus que nous suivons pour adapter nos programmes.

Bamacours est par ailleurs fournisseur référencé du groupe Glencore, et forme les équipes de grands comptes et d’institutions internationales depuis Bamako, Dakar et Abidjan : Gates Foundation, Mastercard Foundation, GIZ, Union Africaine, Danish Refugee Council, BNDE Sénégal, SEA-Invest.

Cette mission a été livrée en République démocratique du Congo. C’est notre référence, pas notre marché : nos programmes ciblent le secteur minier ouest-africain, depuis nos trois bureaux de la région. Voir le détail de la mission Glencore KCC.

7 joursDurée de la mission
GlencoreFournisseur référencé
3 bureauxBamako, Dakar, Abidjan
5 paysPérimètre d’intervention

Questions fréquentes sur le contenu local minier au Sénégal

Qui suit le contenu local minier au Sénégal ?

Le Comité national de suivi du contenu local, institué par le décret n°2023-990, et son secrétariat technique chargé des mines, rattachés au Ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines.

Comment accéder aux appels d’offres miniers au Sénégal ?

Par la plateforme du secrétariat technique, cnsclmines.sn, qui assure la mise en relation et la publication des opportunités du secteur. Elle est ouverte aux entreprises de droit sénégalais comme aux entreprises étrangères, avec un profil fournisseur à créer.

Que risque un fournisseur qui ne respecte pas ses obligations ?

L’article 7 de la loi n°2022-17 prévoit l’exclusion de la plateforme et l’interdiction de conclure des marchés. C’est une sanction lourde, puisqu’elle ferme l’accès aux consultations.

Quelle est la part actuelle du contenu local ?

Selon l’ITIE Sénégal, elle est passée de 24 % en 2021 à 30 % en 2022, pour un objectif officiel de 50 % en 2030 inscrit dans la Vision Sénégal 2050. L’écart représente plusieurs centaines de milliards de FCFA.

Existe-t-il un financement pour la montée en compétence des entreprises locales ?

Le décret n°2023-991 institue un Fonds d’appui au développement du contenu local, dont la mission inclut le renforcement des capacités techniques et financières des entreprises locales. Renseignez-vous auprès du secrétariat technique sur ses modalités effectives.

Pourquoi les entreprises sénégalaises n’accèdent-elles pas davantage aux marchés miniers ?

Le diagnostic officiel pointe la faible structuration, l’informalité et le déficit de compétences, malgré un cadre juridique solide. Ce n’est pas un problème de droit ni de budget, mais de capacité à se conformer aux exigences.

Intervenez-vous à Kédougou ?

Oui. Notre bureau de Dakar couvre le bassin de Kédougou ainsi que la Grande Côte et les carrières de Thiès. Les sessions peuvent se tenir sur site.

Cette page a une vocation informative et ne constitue pas un conseil juridique. Les textes évoluent. Pour une analyse applicable à votre situation, consultez un cabinet du pays concerné ou l’autorité de suivi compétente.

Parlons de votre plan de contenu local

Que vous soyez opérateur, fournisseur ou organisation professionnelle, un premier échange de trente minutes suffit à cadrer le besoin.

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